BIENVENUE SUR LE SITE DE AMSEVRIDH (août 2009)
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Pélerin, voyageur, passant, badaud, juif errant, troubadour : AMSEVRIDH signifie un peu tout cela.
AMSEVRIDH est né à Tigzirt
sur mer, une petite ville côtière
de kabylie. C’était en février 1970.
C’est à Tigzirt qu'il a passé dix-huit ans de
sa vie dont les quatre ans de collège et les trois de lycée.Il
a quitté l’Algérie le 18 juillet 1988.
THEMZI (jeunesse) est d'une certaine façon un adieu à cette époque. D'une certaine façon seulement.
Et depuis, l'eau a coulé sous les ponts : Les chansons présentées ici sont l'écho du clapotis des flots résignés, se cognant sur les rives de la destinée (Salut Charles A.) et parfois, le bruit et la fureur des cascades d'une âme qui se débat, que rien ne contient plus...
Parfois, on a l’impression de tenir dans ses mains une anse sans
le reste du panier, dans son cœur le parfum mais sans le reste du bonheur,
le rêve mais sans le reste de la liberté : C’est le monde
des chimères. On achète l'illusion de la liberté avec
des petits morceaux de son être, la seule devise qui vaille:
KAYEN (le bagne) est un cri de révolte
ou juste une complainte...
« La vie est une comédie pour ceux qui pensent, une tragédie pour ceux qui sentent » Horace Walpole.
AMEGHVUNIW (Mon pauvre bougre) est ma première chanson achevée (J'arrête de parler de moi à la troisième personne). Composée (comment je me la pète!) dans les années 90, j'ai beau la triturer dans tous les sens, changement de gamme, modification de structure ou quelques changements dans le texte, elle reste invariablement la même. J'en suis le narrateur, le personnage et le spectateur. On y retrouve quelque peu Amok de Stephen Zweig.
AMKANIW (en vidéo sur myspace?)(ma place): Retour aux endroits où l'on a rêvé, ri et pleuré à un certain moment de sa vie. On recherche un je ne sais quoi qui serait tombé de ... son coeur.
ADHRUM (la tribu): Après avoir cherché longtemps sans avoir rien trouvé, on est submergé par le sentiment qu'on est tenu à l'écart de la réalité. Dans le voyage en orient de H. Hesse, le pèlerin qui a abjuré son serment ne reconnaît plus les siens, sa tribu. Parfois, c'est ce sentiment d'être banni que l'on éprouve. Serait-ce une autre actualisation du mythe du paradis perdu ?
AQVAYLI (le kabyle ou amsevridh): Les pèlerins bien avisés poursuivent leurs rêves dans leur voyage initiatique. Mon pauvre kabyle, quand il ne courre pas les rues comme amok dans ameghvuniw, erre sans destination à travers hivers et étés, monts et vallées vers le pays des regrets.
Il garde dans son coeur le souvenir d'un pays qui n'existe plus, une légende qu'il racontera à son fils qui peut-être… Sait-on jamais... En attendant, cette patrie prend les traits d'une vieille sorcière, sortie d'un vieux conte kabyle et rongée par une rancoeur insondable. Elle a allumé un bûcher pour ses enfants : THAMACAHUT (le conte)
ARUHIW est un autre cri de
révolte,
une révolte
intérieure. Vers la quête de l'essentiel dans la jungle du superflu.